" L'histoire a beau prétendre nous raconter toujours du nouveau, elle est comme le kaléidoscope : chaque tour nous présente une configuration nouvelle, et cependant ce sont, à dire vrai, les mêmes éléments qui passent toujours sous nos yeux."
Schopenauer
N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle, et que les sages n'en aient pas ? Il faut être prudent, mais non pas timide
samedi 5 septembre 2009
vendredi 4 septembre 2009
De l'aptitude psychologique à la critique
@ Agnostotun,
Merci pour ta réponse,tout est sacré depuis toujours chez nous. Il n'y a qu'à voir les schismes religieux qui ont marqué l'histoire de l'Islam, ils sont tous nés de luttes et de révoltes politiques. Une idéologie ne peut accéder à la masse que si elle prend le masque de la religion. C'est notre malheur! on doit croire avant de réfléchir. c'est comme ça la foi prend le pas sur le rationnel. Ce système a vécu de l'impulsion qu'un enthousiasme pour une croyance peut donner à une société pendant quelques siècles avant de s'épuiser et de régresser lamentablement. Aujourd'hui il faut repenser notre rapport à la religion, notre morale, nos lois et nos ambitions. Cette reflexion doit s'inspirer de ce qui a été fait ailleurs et non le copier aveuglement car vu les fondamentaux structurels de nos sociétés rien d'autre que ce qui a été réfléchi par nous ne pourra nous être appliqué.
Pour faire aboutir un processus de cet ordre, sur plusieurs générations, il faut profiter de la transition démographique et de l'alphabétisation de masse pour repenser l'éducation et l'orienter vers l'acquisition d'une culture du progrés et de la critique. C'est une étape primordiale que les intellectuels ont trop tendance à négliger dans leurs échanges à la faveur de questions moins profondes. manque de méthode: le développement ne peut se maintenir et aboutir s'il ne s'appuie pas sur une population instruite, consciente dotée d'une capacité psychologique et intellectuelle de critique. car pour critiquer il ne suffit pas de posséder un sujet, il faut aussi avoir l'aptitude psychologique à la critique ce qu'on appelle communément " courage" cet aptitude n'est pas facile à acquérir et a aussi une base neurobiologique que voltairien aura le loisir de nous expliciter lors d'un prochain post. Seule la culture de la critique constructive et dépassionnée peut garantir à une communauté l'accés au débat fondement de la démocratie et de la citoyenneté.
Merci pour ta réponse,tout est sacré depuis toujours chez nous. Il n'y a qu'à voir les schismes religieux qui ont marqué l'histoire de l'Islam, ils sont tous nés de luttes et de révoltes politiques. Une idéologie ne peut accéder à la masse que si elle prend le masque de la religion. C'est notre malheur! on doit croire avant de réfléchir. c'est comme ça la foi prend le pas sur le rationnel. Ce système a vécu de l'impulsion qu'un enthousiasme pour une croyance peut donner à une société pendant quelques siècles avant de s'épuiser et de régresser lamentablement. Aujourd'hui il faut repenser notre rapport à la religion, notre morale, nos lois et nos ambitions. Cette reflexion doit s'inspirer de ce qui a été fait ailleurs et non le copier aveuglement car vu les fondamentaux structurels de nos sociétés rien d'autre que ce qui a été réfléchi par nous ne pourra nous être appliqué.
Pour faire aboutir un processus de cet ordre, sur plusieurs générations, il faut profiter de la transition démographique et de l'alphabétisation de masse pour repenser l'éducation et l'orienter vers l'acquisition d'une culture du progrés et de la critique. C'est une étape primordiale que les intellectuels ont trop tendance à négliger dans leurs échanges à la faveur de questions moins profondes. manque de méthode: le développement ne peut se maintenir et aboutir s'il ne s'appuie pas sur une population instruite, consciente dotée d'une capacité psychologique et intellectuelle de critique. car pour critiquer il ne suffit pas de posséder un sujet, il faut aussi avoir l'aptitude psychologique à la critique ce qu'on appelle communément " courage" cet aptitude n'est pas facile à acquérir et a aussi une base neurobiologique que voltairien aura le loisir de nous expliciter lors d'un prochain post. Seule la culture de la critique constructive et dépassionnée peut garantir à une communauté l'accés au débat fondement de la démocratie et de la citoyenneté.
Cher Ami!!
J’ai lu avec attention le très beau dernier « commentaire-article » de mon ami Ckafkaien, et j’ai eu envie de s’adresser à lui et rebondir sur son message.
"Cher Ckafkaien,
Comme chez toi je lis partout et j'entends depuis mon enfance qu'il faut changer, Je ne vais pas poser la question sur comment changer ? Doit-on revenir au passé glorieux ? Doit-on faire table rase et tout reconstruire ? Ma question est tout simplement: Est-ce-que notre société a envie de changer?
Je vais prendre un petit raccourci (je l’avoue), mais comme les communautés chrétiennes primitifs, l’Europe après que la religion chrétienne soit devenu une religion d'état dans l'empire romain, et au moyen âge, on n’a pas envie de changer, on n’a plus d'espoir dans le présent, on attend l'apocalypse parce qu'on est sur que ca viendra et une grosse partie de l'énergie de la société "du moins le milieu qui m'entoure" sert à débusquer les signes annonciateurs " علامات الساعة".
« Regarder les filles sont habillés mais sont nues en même temps », « les pédés se montrent maintenant », « la télé est rentrée dans toutes les maisons c’est la Fitna dont on nous a parlé »…
On attend vainement le moment ou la pierre va parler au musulman pour lui dire "epppps il y'a un juif caché derrière moi!!!!!!!!!"
Depuis des siècles nous vivons dans cette attente, et c'est cette attente qui nous bloque qui nous empêche même pas de changer mais juste d'avoir l'envie de changer!!!
Suis-je pessimiste par rapport au futur de cette communauté "arabo-musulmane" ?? oh qui oui et chaque jour de plus en plus!! Les exemples ne manquent pas!!! Dont ceux que t’as cité.
Existe-t-il une solution ? Peut être !! En tout cas je ne la détiens pas et je ne la vois pas venir !! Beaucoup disent que l’éducation serait le meilleur moyen pour s’en sortir pourquoi pas !! Mais jusqu’à maintenant c’est le néant.
Notre autre problème c’est que tout est sacré chez nous, tout, de la manière de manger, à la manière de s’assoir, notre vie de tout les jours tout est sacré ou est attaché au sacré.
Cher ami je vais arrêter avec mon pessimisme et essayer de remonter ce coup de cafard que je viens d ‘avoir. Je sais que pour toi l’histoire n’est pas un éternel recommencement et que tout est évolution. Même si je ne suis pas d’accord avec toi sur ce point j’espère que t’as raison et que tout changera dans notre société et notre patrie en bien ou en mal !! J’espère vraiment que tout bougera, tout. Moi j'ai envie de changement!!!!!
Amicalement"
"Cher Ckafkaien,
Comme chez toi je lis partout et j'entends depuis mon enfance qu'il faut changer, Je ne vais pas poser la question sur comment changer ? Doit-on revenir au passé glorieux ? Doit-on faire table rase et tout reconstruire ? Ma question est tout simplement: Est-ce-que notre société a envie de changer?
Je vais prendre un petit raccourci (je l’avoue), mais comme les communautés chrétiennes primitifs, l’Europe après que la religion chrétienne soit devenu une religion d'état dans l'empire romain, et au moyen âge, on n’a pas envie de changer, on n’a plus d'espoir dans le présent, on attend l'apocalypse parce qu'on est sur que ca viendra et une grosse partie de l'énergie de la société "du moins le milieu qui m'entoure" sert à débusquer les signes annonciateurs " علامات الساعة".
« Regarder les filles sont habillés mais sont nues en même temps », « les pédés se montrent maintenant », « la télé est rentrée dans toutes les maisons c’est la Fitna dont on nous a parlé »…
On attend vainement le moment ou la pierre va parler au musulman pour lui dire "epppps il y'a un juif caché derrière moi!!!!!!!!!"
Depuis des siècles nous vivons dans cette attente, et c'est cette attente qui nous bloque qui nous empêche même pas de changer mais juste d'avoir l'envie de changer!!!
Suis-je pessimiste par rapport au futur de cette communauté "arabo-musulmane" ?? oh qui oui et chaque jour de plus en plus!! Les exemples ne manquent pas!!! Dont ceux que t’as cité.
Existe-t-il une solution ? Peut être !! En tout cas je ne la détiens pas et je ne la vois pas venir !! Beaucoup disent que l’éducation serait le meilleur moyen pour s’en sortir pourquoi pas !! Mais jusqu’à maintenant c’est le néant.
Notre autre problème c’est que tout est sacré chez nous, tout, de la manière de manger, à la manière de s’assoir, notre vie de tout les jours tout est sacré ou est attaché au sacré.
Cher ami je vais arrêter avec mon pessimisme et essayer de remonter ce coup de cafard que je viens d ‘avoir. Je sais que pour toi l’histoire n’est pas un éternel recommencement et que tout est évolution. Même si je ne suis pas d’accord avec toi sur ce point j’espère que t’as raison et que tout changera dans notre société et notre patrie en bien ou en mal !! J’espère vraiment que tout bougera, tout. Moi j'ai envie de changement!!!!!
Amicalement"
Eh!! Reveille Toi!!!
Pourquoi les algériens, les nigérians, les saoudiens et autres peuples "opprimés" croulent ils toujours sous le joug colonialiste? C'est parcequ'ils sont faibles, ignorants, enfermés dans des certitudes d'un autre temps.
Est ce que les occidentaux pourraient exploiter les richesses minières chinoises ou piller les fonds marins japonais? NON!!!
Les occidentaux tout êtres humains, donc prédateurs, qu'ils sont ne vont s'attaquer qu'à plus faible qu'eux: les arabes, africains et autres sous développés et ils continueront à le faire et à entretenir cet état tant que nous le permettons parce que nous sommes les seuls capables de nous opposer à ça. Le droit, la loi internationale et toutes les ONG du monde entier seront toujours du côté de celui qui les nourrit, qui les fait vivre pas du côté du faible et de l'ignorant qui vient mendier sa ration calorique tous les ans depuis des décennies.
La religion n'est pas l'unique cause du problème, c'en est une composante. Le problème, la racine du mal c'est l'ignorance, c'est l'ignorance. El Bhhhammma. elle est entretenue autant par le discours paranoiaque et projectif que tu tiennent les démagogues de tout bord que par la religion. Nos problèmes c'est nous qui les avons crées par notre passivité et notre inadaptation à la réalité. Allez!!! un coup de religion, un coup de 3assabiyya tribale, un coup de régionalisme et nous voila encore partis pour un siècle de blocage.
Je ne trouve pas de meilleure illustration à mon propos que le discours mémorable de Bourguiba au Palmarium. Il avait raconté à cette occasion une anecdote qui résume toute notre problématique: Une panne du système de chauffage du palais de carthage n'a pu être résolue sans l'intervention d'un ingénieur français. Qu'en dis tu ? Est ce la faute de cet ingénieur "colonialiste" et de la multinationale qui le paye si personne dans notre pays n'est foutu de réparer un radiateur.
A nous de travailler, de prendre notre avenir en main et d'offrir à nos enfants un avenir plus cohérent que celui qu'on nous lègue. Quand tu rentreras en tunisie ou dans un autre pays arabe et que le douanier t'appelleras avec ton prénom en te toisant, que tu te feras bousculer partout , arnaquer à tous les coins de rue, traiter de tous les noms parce que t'as oublié de démarrer au feu n'oublie pas que tout ce qui t'arrives c'est la faute des multinationales et de l'occident et que le flic qui t'as séquestré ton permis parceque t' as refusé de lui payer son "café" est un mécréant et qu'il ira en enfer et toi au paradis.
Des ébénistes de la langue de bois et des ciseleurs de la rhétorique ont déjà trouvé la solution à tous nos maux. Il faut aller s'exploser de préférence dans un pays européen comme ça, d'une pierre deux coups, on va au paradis et on punit l'occident matérialiste et colonialiste qui nous exploite. Réveillez Vous Bon Sang!!! Envoyez vos enfants a l'école, lisez ce que vous pouvez,Discutez et débattez et surtout réfléchissez à votre existence. Critiquez ne subissez pas! La Majorité a toujours tort!!!
Est ce que les occidentaux pourraient exploiter les richesses minières chinoises ou piller les fonds marins japonais? NON!!!
Les occidentaux tout êtres humains, donc prédateurs, qu'ils sont ne vont s'attaquer qu'à plus faible qu'eux: les arabes, africains et autres sous développés et ils continueront à le faire et à entretenir cet état tant que nous le permettons parce que nous sommes les seuls capables de nous opposer à ça. Le droit, la loi internationale et toutes les ONG du monde entier seront toujours du côté de celui qui les nourrit, qui les fait vivre pas du côté du faible et de l'ignorant qui vient mendier sa ration calorique tous les ans depuis des décennies.
La religion n'est pas l'unique cause du problème, c'en est une composante. Le problème, la racine du mal c'est l'ignorance, c'est l'ignorance. El Bhhhammma. elle est entretenue autant par le discours paranoiaque et projectif que tu tiennent les démagogues de tout bord que par la religion. Nos problèmes c'est nous qui les avons crées par notre passivité et notre inadaptation à la réalité. Allez!!! un coup de religion, un coup de 3assabiyya tribale, un coup de régionalisme et nous voila encore partis pour un siècle de blocage.
Je ne trouve pas de meilleure illustration à mon propos que le discours mémorable de Bourguiba au Palmarium. Il avait raconté à cette occasion une anecdote qui résume toute notre problématique: Une panne du système de chauffage du palais de carthage n'a pu être résolue sans l'intervention d'un ingénieur français. Qu'en dis tu ? Est ce la faute de cet ingénieur "colonialiste" et de la multinationale qui le paye si personne dans notre pays n'est foutu de réparer un radiateur.
A nous de travailler, de prendre notre avenir en main et d'offrir à nos enfants un avenir plus cohérent que celui qu'on nous lègue. Quand tu rentreras en tunisie ou dans un autre pays arabe et que le douanier t'appelleras avec ton prénom en te toisant, que tu te feras bousculer partout , arnaquer à tous les coins de rue, traiter de tous les noms parce que t'as oublié de démarrer au feu n'oublie pas que tout ce qui t'arrives c'est la faute des multinationales et de l'occident et que le flic qui t'as séquestré ton permis parceque t' as refusé de lui payer son "café" est un mécréant et qu'il ira en enfer et toi au paradis.
Des ébénistes de la langue de bois et des ciseleurs de la rhétorique ont déjà trouvé la solution à tous nos maux. Il faut aller s'exploser de préférence dans un pays européen comme ça, d'une pierre deux coups, on va au paradis et on punit l'occident matérialiste et colonialiste qui nous exploite. Réveillez Vous Bon Sang!!! Envoyez vos enfants a l'école, lisez ce que vous pouvez,Discutez et débattez et surtout réfléchissez à votre existence. Critiquez ne subissez pas! La Majorité a toujours tort!!!
jeudi 3 septembre 2009
Langue De Bois
Définition de la langue de bois
La langue de bois est quelquefois appelée ironiquement la xyloglossie, du grec xylon, bois et glossos, langue. C'est un discours parlé ou écrit convenu, figé, incantatoire, délivrant un message coupé de la réalité, n'apportant aucune information nouvelle ou intentionnellement truqué, voire manipulatoire.
L'origine de "langue de bois" est russe. L'expression "langue de chêne" était utilisée avant la révolution pour qualifier la bureaucratie du tsar. Elle est devenue "langue de bois" pour le discours idéologique de l'URSS.
La langue de bois est une forme d'expression employée par les hommes politiques, les responsables d'entreprises, les technocrates... dans le but de : masquer une absence d'information précise, éviter de répondre à des questions embarrassantes, ne pas attirer l'attention sur un argumentaire défaillant, ne pas choquer un interlocuteur, dissimuler une vérité désagréable tout en feignant de la décrire, cacher des objectifs réels inavouables, faire adhérer à une idée en donnant l'impression de s'intéresser aux préoccupations du plus grand nombre, imposer une idéologie ou une vision du monde.
La langue de bois se reconnaît à l'une ou plusieurs de ces caractéristiques : complexification du style, flot de paroles inutiles (logorrhée) dans le but de noyer l'auditeur, confiscation de la parole et absence d'échanges réels, vision binaire et manichéenne de la réalité, utilisation abusive de : stéréotypes exprimés de manière pompeuse (banalité, cliché. Ex : les temps sont durs) pléonasmes (expressions superflues, redondantes. Ex : projet d'avenir), barbarismes (mots inventés ou détournés de leur sens. Ex : solutionner, finaliser), euphémismes (atténuation d'une réalité brutale ou d'une idée désagréable. Exemple : un non-voyant pour un aveugle), mots peu usités et prétentieux (Ex : systémique, paradigme), la voix passive qui ne permet pas de savoir qui est responsable, expressions figées (sorte de formules magiques) ou vagues, expressions facilement mémorisables pour frapper les esprits, mots sortis de leur contexte.
On notera que, dans un milieu où l'utilisation de la langue de bois est généralisée, il est très facile de repérer les intrus, les nouveaux et ceux qui n'adhèrent pas à la "pensée ambiante".
Mots ou expressions voisines : politiquement correct, logorrhée, bla-bla, l'art de ne rien dire, verbiage.
Cet Article n'est pas écrit par Ckafkaien, c'est du copier coller du site :http://www.toupie.org/Dictionnaire/Langue_de_bois.htm. Je le mets à la disposition de nos gentils lecteurs
Grand merci Aux Auteurs.
La langue de bois est quelquefois appelée ironiquement la xyloglossie, du grec xylon, bois et glossos, langue. C'est un discours parlé ou écrit convenu, figé, incantatoire, délivrant un message coupé de la réalité, n'apportant aucune information nouvelle ou intentionnellement truqué, voire manipulatoire.
L'origine de "langue de bois" est russe. L'expression "langue de chêne" était utilisée avant la révolution pour qualifier la bureaucratie du tsar. Elle est devenue "langue de bois" pour le discours idéologique de l'URSS.
La langue de bois est une forme d'expression employée par les hommes politiques, les responsables d'entreprises, les technocrates... dans le but de : masquer une absence d'information précise, éviter de répondre à des questions embarrassantes, ne pas attirer l'attention sur un argumentaire défaillant, ne pas choquer un interlocuteur, dissimuler une vérité désagréable tout en feignant de la décrire, cacher des objectifs réels inavouables, faire adhérer à une idée en donnant l'impression de s'intéresser aux préoccupations du plus grand nombre, imposer une idéologie ou une vision du monde.
La langue de bois se reconnaît à l'une ou plusieurs de ces caractéristiques : complexification du style, flot de paroles inutiles (logorrhée) dans le but de noyer l'auditeur, confiscation de la parole et absence d'échanges réels, vision binaire et manichéenne de la réalité, utilisation abusive de : stéréotypes exprimés de manière pompeuse (banalité, cliché. Ex : les temps sont durs) pléonasmes (expressions superflues, redondantes. Ex : projet d'avenir), barbarismes (mots inventés ou détournés de leur sens. Ex : solutionner, finaliser), euphémismes (atténuation d'une réalité brutale ou d'une idée désagréable. Exemple : un non-voyant pour un aveugle), mots peu usités et prétentieux (Ex : systémique, paradigme), la voix passive qui ne permet pas de savoir qui est responsable, expressions figées (sorte de formules magiques) ou vagues, expressions facilement mémorisables pour frapper les esprits, mots sortis de leur contexte.
On notera que, dans un milieu où l'utilisation de la langue de bois est généralisée, il est très facile de repérer les intrus, les nouveaux et ceux qui n'adhèrent pas à la "pensée ambiante".
Mots ou expressions voisines : politiquement correct, logorrhée, bla-bla, l'art de ne rien dire, verbiage.
Cet Article n'est pas écrit par Ckafkaien, c'est du copier coller du site :http://www.toupie.org/Dictionnaire/Langue_de_bois.htm. Je le mets à la disposition de nos gentils lecteurs
Grand merci Aux Auteurs.
« Sinouhé l’egyptien » de Mika Waltari
Après une petite discussion avec mon ami voltairien je me suis rappelé un livre que j’avais lu depuis un certain moment et comme je l’avais conseillé à ce cher voltairien je ne peux m’empêcher de le présenter à toi visiteur de ce blog et de te conseiller de le lire !
Ce livre est « Sinouhé l’egyptien » et le roman le plus connu de l’écrivain finlandais « Mika Waltari » (1908-1979).

Ce livre reste une référence en matière de roman historique, surtout pour les amoureux de l’Egypte antique. A la date de sa sortie ce livre a été salué par tous les égyptologues pour son souci du détail. Même si certaines découvertes récentes ont remis en question quelques théories qui servent de base à la trame , ce livre reste une des descriptions les plus précises de l’Egypte antique. Voici le premier paragraphe de ce livre :
« Moi, Sinouhé, fils de Senmout et de sa femme Kipa, j'ai écrit ce livre. Non pas pour louer les dieux du pays de Kemi, car je suis las des dieux. Non pas pour louer les pharaons, car je suis las de leurs actes. C'est pour moi seul que j'écris. Non pas pour flatter les dieux, non pas pour flatter les rois, ni par peur de l'avenir ni par espoir. Car durant ma vie, j'ai subi tant d'épreuves et de pertes que la vaine crainte ne peut me tourmenter, et je suis las de l'espérance en l'immortalité, comme je suis las des dieux et des rois. C'est donc pour moi seul que j'écris, et sur ce point je crois différer de tous les écrivains passés ou futurs. »
Pour l'anécdote il faut savoir que Les 904 pages dactylographiées de « Sinouhé l'Egyptien » ont été écrites en 1945 en un mois seulement dans un véritable état de transe (« comme si j'avais été possédé » a-t-il dit).
Ce roman à part son coté romancé, historique et imaginaire est une réflexion sur les choix de l’homme face au pouvoir, au plaisir, à la liberté, à la société, à l’autre et surtout face à son destin. Un autre passage de ce livre.:
" ... Tout recommence et il n'y a rien de nouveau sous le soleil, l'homme ne change pas, quand bien même ses habits changent et aussi les mots de sa langue. En effet, les hommes tourbillonnent autour du mensonge comme les mouches sur un gâteau de miel, et les paroles du conteur embaument comme l'encens, tandis qu'il est accroupi dans le fumier au coin de la rue; mais les hommes fuient la vérité.
Moi, Sinouhé, fils de Senmout, je suis las du mensonge, aux jours de la vieillesse et de la déception.
C'est pourquoi je n'écris que pour moi, car l'homme qui écrit et encore davantage celui qui fait graver son nom et ses actes dans la pierre, vit dans l'espoir que ses paroles seront lues et que la postérité glorifiera ses actes et sa sagesse. Mais, il n'y a rien à louer dans mes paroles, mes actes sont indignes d'éloge, ma sagesse est amère au cœur et ne plaît à personne. Les enfants n'écriront pas mes phrases sur les tablettes d'argile pour s'exercer à l'écriture. Les hommes ne répéteront pas mes paroles pour s'enrichir de ma sagesse, car j'ai renoncé à tout espoir d'être jamais lu et compris.
Dans sa méchanceté, l'homme est plus cruel et plus endurcis que le crocodile du fleuve, son cœur est plus dur que la pierre.
Sa vanité est plus légère que la poussière. Plonge-le dans le fleuve: une fois ses vêtements séchés, il est le même qu'avant. Plonge-le dans le chagrin et la déception: dès qu'il en sort, il est tel qu'avant.
Il existe aussi des gens qui disent que ce qui arrive n'est jamais semblable à ce qui est arrivé, mais ce sont là de vaines paroles.
Moi, Sinouhé, j'ai vu un fils assommer son père au coin d'une rue. J'ai vu des pauvres se dresser contre les riches et des dieux contre des dieux. J’ai vu un homme qui avait bu du vin dans des coupes d'or se pencher dans sa misère pour boire à la main l'eau du fleuve. Ceux qui avaient pesé l'or mendiaient aux carrefours et leurs femmes se vendaient pour un bracelet de cuivre à des nègres peints, afin de procurer du pain à leurs enfants.
Tout ce qui est arrivé arrivera aussi à l'avenir, ceux qui me suivront seront semblables à ceux qui m'ont précédé ..."
Ce livre a une autre particularité c’est la simplicité de son style, et la richesse de l’action on ne s’ennuie jamais de la première phrase à la dernière !! Et pour finir voici le dernier paragraphe :
« Car moi, Sinouhé je suis un homme et comme tel j'ai vécu dans chaque homme qui a existé avant moi et je revivrai dans chaque homme qui viendra après moi. Je vivrai dans les rires et les pleurs de l'homme, dans ses chagrins et ses craintes, dans sa bonté et sa méchanceté, dans sa faiblesse et sa force. Comme homme, je vivrai éternellement dans l'homme et pour cette raison je n'ai pas besoin d'offrandes sur ma tombe ni d'immortalité pour mon nom. Voilà ce qu'à écrit Sinouhé l'Égyptien, qui vécut solitaire tous les jours de sa vie »
Ce livre est « Sinouhé l’egyptien » et le roman le plus connu de l’écrivain finlandais « Mika Waltari » (1908-1979).

Ce livre reste une référence en matière de roman historique, surtout pour les amoureux de l’Egypte antique. A la date de sa sortie ce livre a été salué par tous les égyptologues pour son souci du détail. Même si certaines découvertes récentes ont remis en question quelques théories qui servent de base à la trame , ce livre reste une des descriptions les plus précises de l’Egypte antique. Voici le premier paragraphe de ce livre :
« Moi, Sinouhé, fils de Senmout et de sa femme Kipa, j'ai écrit ce livre. Non pas pour louer les dieux du pays de Kemi, car je suis las des dieux. Non pas pour louer les pharaons, car je suis las de leurs actes. C'est pour moi seul que j'écris. Non pas pour flatter les dieux, non pas pour flatter les rois, ni par peur de l'avenir ni par espoir. Car durant ma vie, j'ai subi tant d'épreuves et de pertes que la vaine crainte ne peut me tourmenter, et je suis las de l'espérance en l'immortalité, comme je suis las des dieux et des rois. C'est donc pour moi seul que j'écris, et sur ce point je crois différer de tous les écrivains passés ou futurs. »
Pour l'anécdote il faut savoir que Les 904 pages dactylographiées de « Sinouhé l'Egyptien » ont été écrites en 1945 en un mois seulement dans un véritable état de transe (« comme si j'avais été possédé » a-t-il dit).
Ce roman à part son coté romancé, historique et imaginaire est une réflexion sur les choix de l’homme face au pouvoir, au plaisir, à la liberté, à la société, à l’autre et surtout face à son destin. Un autre passage de ce livre.:
" ... Tout recommence et il n'y a rien de nouveau sous le soleil, l'homme ne change pas, quand bien même ses habits changent et aussi les mots de sa langue. En effet, les hommes tourbillonnent autour du mensonge comme les mouches sur un gâteau de miel, et les paroles du conteur embaument comme l'encens, tandis qu'il est accroupi dans le fumier au coin de la rue; mais les hommes fuient la vérité.
Moi, Sinouhé, fils de Senmout, je suis las du mensonge, aux jours de la vieillesse et de la déception.
C'est pourquoi je n'écris que pour moi, car l'homme qui écrit et encore davantage celui qui fait graver son nom et ses actes dans la pierre, vit dans l'espoir que ses paroles seront lues et que la postérité glorifiera ses actes et sa sagesse. Mais, il n'y a rien à louer dans mes paroles, mes actes sont indignes d'éloge, ma sagesse est amère au cœur et ne plaît à personne. Les enfants n'écriront pas mes phrases sur les tablettes d'argile pour s'exercer à l'écriture. Les hommes ne répéteront pas mes paroles pour s'enrichir de ma sagesse, car j'ai renoncé à tout espoir d'être jamais lu et compris.
Dans sa méchanceté, l'homme est plus cruel et plus endurcis que le crocodile du fleuve, son cœur est plus dur que la pierre.
Sa vanité est plus légère que la poussière. Plonge-le dans le fleuve: une fois ses vêtements séchés, il est le même qu'avant. Plonge-le dans le chagrin et la déception: dès qu'il en sort, il est tel qu'avant.
Il existe aussi des gens qui disent que ce qui arrive n'est jamais semblable à ce qui est arrivé, mais ce sont là de vaines paroles.
Moi, Sinouhé, j'ai vu un fils assommer son père au coin d'une rue. J'ai vu des pauvres se dresser contre les riches et des dieux contre des dieux. J’ai vu un homme qui avait bu du vin dans des coupes d'or se pencher dans sa misère pour boire à la main l'eau du fleuve. Ceux qui avaient pesé l'or mendiaient aux carrefours et leurs femmes se vendaient pour un bracelet de cuivre à des nègres peints, afin de procurer du pain à leurs enfants.
Tout ce qui est arrivé arrivera aussi à l'avenir, ceux qui me suivront seront semblables à ceux qui m'ont précédé ..."
Ce livre a une autre particularité c’est la simplicité de son style, et la richesse de l’action on ne s’ennuie jamais de la première phrase à la dernière !! Et pour finir voici le dernier paragraphe :
« Car moi, Sinouhé je suis un homme et comme tel j'ai vécu dans chaque homme qui a existé avant moi et je revivrai dans chaque homme qui viendra après moi. Je vivrai dans les rires et les pleurs de l'homme, dans ses chagrins et ses craintes, dans sa bonté et sa méchanceté, dans sa faiblesse et sa force. Comme homme, je vivrai éternellement dans l'homme et pour cette raison je n'ai pas besoin d'offrandes sur ma tombe ni d'immortalité pour mon nom. Voilà ce qu'à écrit Sinouhé l'Égyptien, qui vécut solitaire tous les jours de sa vie »
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mercredi 2 septembre 2009
Le crime par la pensée est la mort
1984 - Le crime par la pensée est la mort - G.Orwell
envoyé par kinsa. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
Je ne sais pas si vous avez lu livre ou regardé le film, mais durant cette période de turbulence dans la blogosphère tunisienne je vous conseille ce chef d'œuvre en lecture ou visionnage!!!
L'intelligence est programmée pour la création du différent. [Francesco Alberoni]
Libellés :
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film,
G.orwell
Dieu a crée l'homme ou l'homme a-t il crée dieu ? (2)

Stèle de Tel Dan
La dernière fois nous étions arrivés à la création de la monolâtrie juive avec le dieu jaloux « Iahvé » et la rencontre avec d’autres religions ou ébauches de religions monothéiste.
Le monothéisme.
L'adoption du monothéisme par les Juifs a modifié du tout au tout leur vision du monde.
L'interprétation de l’Histoire n'avait plus à se faire en termes de rivalités entre dieux protégeant et aidant chacun son peuple. Comparer par exemple le dieu des Juifs et celui des Perses n'avait plus de sens : c'était le même dieu, le , qui favorisait, selon de desseins connus de lui seul, tantôt un peuple, et tantôt un autre.
Cette évidence nouvelle et révolutionnaire perçue par les Juifs et eux seuls, leur donnait une clef pour expliquer leurs malheurs passés et présents. Ils gardaient en outre l'espoir de retrouver la faveur de la divinité qui -selon le récit biblique- les avait fait sortir d'Egypte et les avait dotés d'un grand pays où ils avaient édifié un puissant royaume.
Ce dieu, on cesse donc progressivement de l'appeler « Iahvé ». L'usage de ce nom propre n'était plus nécessaire car il n'y avait plus à le distinguer des autres dieux.
On l'appelle désormais « Dieu » ( elohim ) ou « Seigneur » ( adonaï ).
La mutation monothéiste est achevée quand la Tora est traduite en grec par des Juifs d'Alexandrie, au 3° siècle AC. À l'intention des Juifs d'Egypte qui ne connaissaient plus l'hébreu.
Dans La Septante, « Iahvé » a complètement disparu au profit de théos « Dieu » et de kurios « Seigneur ».
Les Juifs ont ainsi changé de religion,
-Ils n'ont pas attribué cette innovation à une inspiration divine.
-Ils ont cru ou laissé croire -pour raccorder le présent au passé- que cette vue nouvelle, tenue pour la Vérité, remontait au Sinaï.
-Ils ont apporté dans ce sens quelques corrections à la Bible (réécriture du premier chapitre de la Genèse). Ils ont respecté pour l'essentiel un texte considéré comme sacré parce que dicté par Dieu à Moïse.
De ce fait, la Bible hébraïque que nous lisons aujourd'hui est presqu'entièrement antérieure à l'époque où la croyance en un Dieu unique est devenue un dogme dans la religion des Juifs -un millénaire environ après Moïse, si ce prophète a une réalité historique-, dogme qu'ils ont inventé dans le but de tirer Iahvé et de se tirer eux-mêmes avec lui, du gouffre où ils étaient descendus ensemble.
Portée de l'hypothèse.
Elle permet de comprendre que par la suite, le Dieu Unique n'a jamais cessé d'être considéré par les Juifs comme le Dieu des Juifs avant tout, plutôt que celui de tous les peuples.
Pour preuve le fait qu'au début de notre ère encore, le temple de Jérusalem, seul lieu où pouvait se célébrer, affirmait-on, le culte du Dieu Un, était réservé aux seuls Juifs. Ainsi les archéologues ont-ils mis à jour deux panneaux où il est écrit, en grec et en latin : « qu'aucun étranger ne pénètre à l'intérieur de la balustrade et de l'enceinte qui entourent le sanctuaire. Celui qui serait pris ne devrait accuser que lui-même de la mort qui serait son châtiment »
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mardi 1 septembre 2009
de la poésie schizophrénique et du sens commun des termes psychiatriques

حوار 1
ـ علاش تبكي؟
ـ مانيش نبكي ؛ البحر في عينيا
حوار 2
ـ حمودة ؛ باش مريض إنتي؟
ـ حبيت نولي الكون بكلو ومانجمتش [يرفع يديه عاليا في شكل كرة ويجهش بالبكاء
ـ مانيش نبكي ؛ البحر في عينيا
حوار 2
ـ حمودة ؛ باش مريض إنتي؟
ـ حبيت نولي الكون بكلو ومانجمتش [يرفع يديه عاليا في شكل كرة ويجهش بالبكاء
Ce sont deux exemples qui me restent gravés dans la mémoire; ce sont des bribes d'entretiens avec des sujets atteints de schizophrénie.
La schizophrénie est un terme très largement utilisé. Cependant, il s'agit d'un abus de langage. La schizophrénie n'est pas de dédoublement de la personnalité ou sa séparation en deux.
La schizophrénie est un éclatement de la personnalité, un morcellement du moi, une dissociation des différentes fonctions psychiques.
Le premier exemple est une illustration du discours symbolique fréquemment rencontré. Beauté fortuite d'une association idiosyncrasique.
Le deuxième illustre à mon avis une "dissociation" plus grave; Le patient lève ses deux bras et forme un cercle puis les baisse en pleurant "j'ai voulu devenir tout l'Univers mais je n'ai pas pu": mégalomanie cosmogonique et tristesse décourageante coexistent en même temps.
Avant de parler de schizophrénie, pensez à ces deux exemples. Leur poésie apparente cache une souffrance démesurée devant laquelle la simplicité intellectuelle de l'utilisation abusive du terme est insultante.
La schizophrénie est un terme très largement utilisé. Cependant, il s'agit d'un abus de langage. La schizophrénie n'est pas de dédoublement de la personnalité ou sa séparation en deux.
La schizophrénie est un éclatement de la personnalité, un morcellement du moi, une dissociation des différentes fonctions psychiques.
Le premier exemple est une illustration du discours symbolique fréquemment rencontré. Beauté fortuite d'une association idiosyncrasique.
Le deuxième illustre à mon avis une "dissociation" plus grave; Le patient lève ses deux bras et forme un cercle puis les baisse en pleurant "j'ai voulu devenir tout l'Univers mais je n'ai pas pu": mégalomanie cosmogonique et tristesse décourageante coexistent en même temps.
Avant de parler de schizophrénie, pensez à ces deux exemples. Leur poésie apparente cache une souffrance démesurée devant laquelle la simplicité intellectuelle de l'utilisation abusive du terme est insultante.
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REPONSE AU QUIZZ

bravo 3ayesh et mraghabia !
ce texte bizarre à la syntaxe disloquée sans articles et sans grammaire est une illustration de la désorganisation du discours dans la schizophrénie
du contenu accessible on comprend une persécution délirante floue ...
voila un extrait de l'article "L’histoire de Jeannot"
"Jeannot, est un enfant calme né en 1939, en Béarn, d’un père travailleur, taciturne et secret et d’une mère dite étrange et solitaire. Adolescent, il se montre éveillé et serviable, et fait des études secondaires jusqu’au concours d’entrée de l’école des instituteurs. Selon la rumeur, c’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’il s’engage, bien que fervent antimilitariste, dans un régiment parachutiste en opération en Algérie.
Jeannot revient en France en 1959, suite au suicide inexpliqué de son père, par pendaison. Il faut noter que ce décès intervient au moment où l’enfant de Paule, soeur aînée de Jeannot, jeune femme au caractère qualifié de manipulateur et inadapté, naît puis disparaît dans des circonstances étranges.
A 20 ans, Jeannot devient chef de famille. Mais si la vie reprend à la ferme, la propriété jusqu’alors prospère s’enfonce progressivement dans une lente décadence. Irrégularité du travail, absence de persévérance dans les activités mises en place, et enfin, incurie totale s’instaurent lentement. Jeannot se révèle passif, et imagine progressivement une limite virtuelle autour de la maison. Il garde la propriété en se livrant à des rondes, monté sur son tracteur et armé de son fusil.
Cette attitude, associée à d’autres troubles de son comportement (insultes, menaces de mort) et à certains évènements inexpliqués (incendie dans la ferme voisine) viennent lentement détériorer ses relations avec le voisinage et l’ensemble de la population du village, l’amenant progressivement à vivre en reclus.
Cette « claustration pathologique », ce rejet de la vie sociale sont des signes apparents d’une maladie psychotique. Pourtant aucune action du médecin (qui a délivré un certificat de placement d’office resté sans effet), du maire (convocations, assignations), des villageois (nombreuses pétitions) n’arriveront à rétablir un contact social. Jeannot continuera pendant plusieurs années à effrayer la population en donnant le spectacle étrange d’une homme menaçant, auréolé d’une réputation redoutable, grandie par l’impuissance des forces publiques.
ce texte bizarre à la syntaxe disloquée sans articles et sans grammaire est une illustration de la désorganisation du discours dans la schizophrénie
du contenu accessible on comprend une persécution délirante floue ...
voila un extrait de l'article "L’histoire de Jeannot"
"Jeannot, est un enfant calme né en 1939, en Béarn, d’un père travailleur, taciturne et secret et d’une mère dite étrange et solitaire. Adolescent, il se montre éveillé et serviable, et fait des études secondaires jusqu’au concours d’entrée de l’école des instituteurs. Selon la rumeur, c’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’il s’engage, bien que fervent antimilitariste, dans un régiment parachutiste en opération en Algérie.
Jeannot revient en France en 1959, suite au suicide inexpliqué de son père, par pendaison. Il faut noter que ce décès intervient au moment où l’enfant de Paule, soeur aînée de Jeannot, jeune femme au caractère qualifié de manipulateur et inadapté, naît puis disparaît dans des circonstances étranges.
A 20 ans, Jeannot devient chef de famille. Mais si la vie reprend à la ferme, la propriété jusqu’alors prospère s’enfonce progressivement dans une lente décadence. Irrégularité du travail, absence de persévérance dans les activités mises en place, et enfin, incurie totale s’instaurent lentement. Jeannot se révèle passif, et imagine progressivement une limite virtuelle autour de la maison. Il garde la propriété en se livrant à des rondes, monté sur son tracteur et armé de son fusil.
Cette attitude, associée à d’autres troubles de son comportement (insultes, menaces de mort) et à certains évènements inexpliqués (incendie dans la ferme voisine) viennent lentement détériorer ses relations avec le voisinage et l’ensemble de la population du village, l’amenant progressivement à vivre en reclus.
Cette « claustration pathologique », ce rejet de la vie sociale sont des signes apparents d’une maladie psychotique. Pourtant aucune action du médecin (qui a délivré un certificat de placement d’office resté sans effet), du maire (convocations, assignations), des villageois (nombreuses pétitions) n’arriveront à rétablir un contact social. Jeannot continuera pendant plusieurs années à effrayer la population en donnant le spectacle étrange d’une homme menaçant, auréolé d’une réputation redoutable, grandie par l’impuissance des forces publiques.
C’est le vétérinaire qui, en 1971, découvre la mère de Jeannot, morte depuis plusieurs jours et placée au coin du feu, « pour la réchauffer ». Jeannot, en plein déni du décès de sa mère, refuse son enterrement au cimetière et obtient des autorités son inhumation dans la maison. Jeannot enterrera donc sa mère sous l’escalier, près de sa chambre.
Jeannot sombre alors complètement dans la folie. Il se confine dans sa chambre, et grave ses hallucinations et son délire de persécution sur le plancher tout autour de son lit. Puis il cessera progressivement de s’alimenter et se laissera mourir quelques mois plus tard, à l’âge de 33 ans." Sa soeur a tenté en vain de l'enterrer sous l'escalier mais s'est heurtée au refus des autorités locales.
Le plancher a été découvert après la mort de la sœur Paule en 1993 (trouvée momifiée étant morte depuis trois semaines après des années d'isolement et de retrait social actif (elle ne se nourrissait que de maïs et semblait vivre à une autre époque).
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