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mercredi 2 septembre 2009

Dieu a crée l'homme ou l'homme a-t il crée dieu ? (2)


Stèle de Tel Dan




La dernière fois nous étions arrivés à la création de la monolâtrie juive avec le dieu jaloux « Iahvé » et la rencontre avec d’autres religions ou ébauches de religions monothéiste.

Le monothéisme.


L'adoption du monothéisme par les Juifs a modifié du tout au tout leur vision du monde.

L'interprétation de l’Histoire n'avait plus à se faire en termes de rivalités entre dieux protégeant et aidant chacun son peuple. Comparer par exemple le dieu des Juifs et celui des Perses n'avait plus de sens : c'était le même dieu, le , qui favorisait, selon de desseins connus de lui seul, tantôt un peuple, et tantôt un autre.

Cette évidence nouvelle et révolutionnaire perçue par les Juifs et eux seuls, leur donnait une clef pour expliquer leurs malheurs passés et présents. Ils gardaient en outre l'espoir de retrouver la faveur de la divinité qui -selon le récit biblique- les avait fait sortir d'Egypte et les avait dotés d'un grand pays où ils avaient édifié un puissant royaume.


Ce dieu, on cesse donc progressivement de l'appeler « Iahvé ». L'usage de ce nom propre n'était plus nécessaire car il n'y avait plus à le distinguer des autres dieux.

On l'appelle désormais « Dieu » ( elohim ) ou « Seigneur » ( adonaï ).

La mutation monothéiste est achevée quand la Tora est traduite en grec par des Juifs d'Alexandrie, au 3° siècle AC. À l'intention des Juifs d'Egypte qui ne connaissaient plus l'hébreu.

Dans La Septante, « Iahvé » a complètement disparu au profit de théos « Dieu » et de kurios « Seigneur ».

Les Juifs ont ainsi changé de religion,

-Ils n'ont pas attribué cette innovation à une inspiration divine.

-Ils ont cru ou laissé croire -pour raccorder le présent au passé- que cette vue nouvelle, tenue pour la Vérité, remontait au Sinaï.

-Ils ont apporté dans ce sens quelques corrections à la Bible (réécriture du premier chapitre de la Genèse). Ils ont respecté pour l'essentiel un texte considéré comme sacré parce que dicté par Dieu à Moïse.

De ce fait, la Bible hébraïque que nous lisons aujourd'hui est presqu'entièrement antérieure à l'époque où la croyance en un Dieu unique est devenue un dogme dans la religion des Juifs -un millénaire environ après Moïse, si ce prophète a une réalité historique-, dogme qu'ils ont inventé dans le but de tirer Iahvé et de se tirer eux-mêmes avec lui, du gouffre où ils étaient descendus ensemble.

Portée de l'hypothèse.

Elle permet de comprendre que par la suite, le Dieu Unique n'a jamais cessé d'être considéré par les Juifs comme le Dieu des Juifs avant tout, plutôt que celui de tous les peuples.

Pour preuve le fait qu'au début de notre ère encore, le temple de Jérusalem, seul lieu où pouvait se célébrer, affirmait-on, le culte du Dieu Un, était réservé aux seuls Juifs. Ainsi les archéologues ont-ils mis à jour deux panneaux où il est écrit, en grec et en latin : « qu'aucun étranger ne pénètre à l'intérieur de la balustrade et de l'enceinte qui entourent le sanctuaire. Celui qui serait pris ne devrait accuser que lui-même de la mort qui serait son châtiment »

samedi 15 août 2009

Immigration

Sans prétention aucune, je le dis : je fais partie des gens qui décident de ce qu'ils sont! Le terme immigré et le soi disant concept d'immigré ne s'appliquent pas à moi. Je ne suis pas et je ne serai pas l'otage des politicards qui agitent des concepts nationalistes et ethniques d'un autre temps pour gonfler leurs scores avec les votes des faibles, des ignorants et des paranos. Un automate bureaucratique ne m'appliquera pas la loi de ces hommes et ne m'empêchera pas de vivre là ou j'ai décidé de vivre.
je ne suis pas touché et je n'ai jamais été touché par les discours des uns et des autres sur la problématique. Confronté à des reflexions sur mes origines, je suis exaspéré avant tout par l'inélégance et l'ignorance de leurs auteurs. Je doit peut être cette imperméabilité à un péché d'orgueil. mais je la dois surtout, je le redis, à cette conviction inébranlable que je porte en moi: La terre appartient à l'homme qui la cultive, qui l'arrose avec sa sueur, pas à celui qui au nom d'imaginations vaines en souille les sillons avec son sang ou le sang d'autres.