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jeudi 24 septembre 2009

De la psychopathie


J'ai été assez agréablement surpris pas la technique du ou des scenaristes de la série "maktoub" qui ont à travers deux personnages su décrire deux types de personnalités psychopathiques assez en vogue dans la société tunisienne.
Le psychopathe antisocial pur de combat (choko) et le psychopathe en col blanc (Dali).
Choko est entier, intolérant à la frustration, impulsif. Il est dans l'action et la réaction. Il n a pas le temps de la reflexion. Tout au long de la série, il ne fait preuve d'aucune culpabilité. C'est un personnage réussi et la meilleur preuve de sa réussite, en tant que personnage,
c'est l'engouement qu'il suscite chez les jeunes car les psychopathes ont cet extraordinaire capacité de séduire et d'entrainer les gens comme c'est bien dit par "Montasser" dans un trés brillant échange avec choko avant sa mort. Atef Ben Hassine a restitué à merveille les traits du psychopathe, à un tel point que je doute de la composition.
Quant à Dali, c'est le modèle du "snake in suit" désaffectisé, froid, manipulateur, calculateur, psychiquement violent: un vrai prédateur. Lui aussi grand acteur avec une grande aptitude et un talent pour la composition.
Ces deux exemples ont en arrière fond cette relation à la mère qui a longtemps nourri les spéculations psychodynamiques sur l'ethipathogénie de la psychopathie. Cette relation a aussi longuement alimenté les mythes urbains tunisois notamment le mythede Chouerreb: grand psychopathe "au grand coeur" à la choko qui ne se calmait que lorsque sa mère sortait de son sifssari son énorme bras pour lui tirer les oreilles.