mardi 1 septembre 2009

de la poésie schizophrénique et du sens commun des termes psychiatriques


حوار 1

ـ علاش تبكي؟

ـ مانيش نبكي ؛ البحر في عينيا



حوار 2

ـ حمودة ؛ باش مريض إنتي؟

ـ حبيت نولي الكون بكلو ومانجمتش [يرفع يديه عاليا في شكل كرة ويجهش بالبكاء




Ce sont deux exemples qui me restent gravés dans la mémoire; ce sont des bribes d'entretiens avec des sujets atteints de schizophrénie.

La schizophrénie est un terme très largement utilisé. Cependant, il s'agit d'un abus de langage. La schizophrénie n'est pas de dédoublement de la personnalité ou sa séparation en deux.

La schizophrénie est un éclatement de la personnalité, un morcellement du moi, une dissociation des différentes fonctions psychiques.

Le premier exemple est une illustration du discours symbolique fréquemment rencontré. Beauté fortuite d'une association idiosyncrasique.

Le deuxième illustre à mon avis une "dissociation" plus grave; Le patient lève ses deux bras et forme un cercle puis les baisse en pleurant "j'ai voulu devenir tout l'Univers mais je n'ai pas pu": mégalomanie cosmogonique et tristesse décourageante coexistent en même temps.

Avant de parler de schizophrénie, pensez à ces deux exemples. Leur poésie apparente cache une souffrance démesurée devant laquelle la simplicité intellectuelle de l'utilisation abusive du terme est insultante.






REPONSE AU QUIZZ




bravo 3ayesh et mraghabia !

ce texte bizarre à la syntaxe disloquée sans articles et sans grammaire est une illustration de la désorganisation du discours dans la schizophrénie

du contenu accessible on comprend une persécution délirante floue ...


voila un extrait de l'article "L’histoire de Jeannot"

"Jeannot, est un enfant calme né en 1939, en Béarn, d’un père travailleur, taciturne et secret et d’une mère dite étrange et solitaire. Adolescent, il se montre éveillé et serviable, et fait des études secondaires jusqu’au concours d’entrée de l’école des instituteurs. Selon la rumeur, c’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’il s’engage, bien que fervent antimilitariste, dans un régiment parachutiste en opération en Algérie.

Jeannot revient en France en 1959, suite au suicide inexpliqué de son père, par pendaison. Il faut noter que ce décès intervient au moment où l’enfant de Paule, soeur aînée de Jeannot, jeune femme au caractère qualifié de manipulateur et inadapté, naît puis disparaît dans des circonstances étranges.

A 20 ans, Jeannot devient chef de famille. Mais si la vie reprend à la ferme, la propriété jusqu’alors prospère s’enfonce progressivement dans une lente décadence. Irrégularité du travail, absence de persévérance dans les activités mises en place, et enfin, incurie totale s’instaurent lentement. Jeannot se révèle passif, et imagine progressivement une limite virtuelle autour de la maison. Il garde la propriété en se livrant à des rondes, monté sur son tracteur et armé de son fusil.

Cette attitude, associée à d’autres troubles de son comportement (insultes, menaces de mort) et à certains évènements inexpliqués (incendie dans la ferme voisine) viennent lentement détériorer ses relations avec le voisinage et l’ensemble de la population du village, l’amenant progressivement à vivre en reclus.

Cette « claustration pathologique », ce rejet de la vie sociale sont des signes apparents d’une maladie psychotique. Pourtant aucune action du médecin (qui a délivré un certificat de placement d’office resté sans effet), du maire (convocations, assignations), des villageois (nombreuses pétitions) n’arriveront à rétablir un contact social. Jeannot continuera pendant plusieurs années à effrayer la population en donnant le spectacle étrange d’une homme menaçant, auréolé d’une réputation redoutable, grandie par l’impuissance des forces publiques.

C’est le vétérinaire qui, en 1971, découvre la mère de Jeannot, morte depuis plusieurs jours et placée au coin du feu, « pour la réchauffer ». Jeannot, en plein déni du décès de sa mère, refuse son enterrement au cimetière et obtient des autorités son inhumation dans la maison. Jeannot enterrera donc sa mère sous l’escalier, près de sa chambre.

Jeannot sombre alors complètement dans la folie. Il se confine dans sa chambre, et grave ses hallucinations et son délire de persécution sur le plancher tout autour de son lit. Puis il cessera progressivement de s’alimenter et se laissera mourir quelques mois plus tard, à l’âge de 33 ans." Sa soeur a tenté en vain de l'enterrer sous l'escalier mais s'est heurtée au refus des autorités locales.

Le plancher a été découvert après la mort de la sœur Paule en 1993 (trouvée momifiée étant morte depuis trois semaines après des années d'isolement et de retrait social actif (elle ne se nourrissait que de maïs et semblait vivre à une autre époque).

lundi 31 août 2009

Violemment pour la vie !

Contre les idéologues meurtriers et les religieux assassins. Violemment opposé, à tout ceux qui ont fait de la pensée des autres: utopies, religion, superstition un fond de commerce. Ces rentiers de l'intelligence des autres savent très bien profiter du malheur des hommes et des sociétés. Ils manient l'art de la découpe textuelle, tissent avec fil de la religion la plus pacifiste ou l'idéologie la plus humaniste le filet dans lequel ils vont ramasser dans la foule les plus faibles. Ils vont leur offrir la solution en or et la voie du paradis. C'est sacré!! ce n'est pas pour vous!!! vous n' êtes pas comme les autres!!! la vie ne vous mérite pas. 600 morts en une journée au Nigéria et 20 morts en Algérie. Champions du monde de la violence.

Le carburant de tout ça ce n'est pas la dictature, ce n'est pas la corruption, ce n'est pas l'oppression. C'est l'ignorance, l'ignorance de soi, de ce qu'on peut faire, de ce qu'on doit faire. La vie est difficile, la vie est courte (pas assez pour certains qui préfèrent se faire sauter ou d'autres qui les y encourage) mais la vie est la découverte et nous avons oublié ça. Le salut viendra de l'individu qui sortira du carcan, de la tribu, de la religion, de la tradition pour s'affirmer et pour regarder les autres sans avoir honte de faire ce qu'il veut et de dire ce qu'il pense. C'est quand on aura l'audace de la critique.



samedi 29 août 2009

QUIZZ VOLTAIRIEN : qui a écrit ces lignes ? (le gagnant sera gratifié de 10 votes et 10 lâchages de commentaires sur son blog)

TEXTE AUTHENTIFIE, DOCUMENT SOURCE PUBLIE APRES FIN DU QUIZZ, LECTURE LABORIEUSE

« La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé crimes de notre procès. »

mercredi 26 août 2009

Insomnies voltairiennes en général, de la Modernité, de la philosophie et de Léo Ferré en particulier





L'abus de la musique soufie ne règle jamais les problèmes, il anesthésie la cervelle le temps d'une extase...

le trip ayant passé, Morphée n' a pas plus de bras accueillants pour moi que le slip d'une vierge en aurait pour un doigt explorateur (ou même deux...)



dans notre monde globalisé et post-moderniste, Nous croupissons encore dans des ilôts pré-philosophiques: adepte depuis des années du raisonnement dialectique à la Hegel, une question me taraude l'esprit : la dialectique de l'évolution de la "Pensée" sous nos cieux passera t-elle par
une Modernité (quoique tardive), proposera au mieux une Modernité Autre (différente, propre à nous, non universaliste) ou évoluera brusquement et miraculeusement vers la Post-Modernité (et on accomplit le miracle de l'ADSL à la vitesse de 7 siècles en un clic) ?



vous me comprenez pas ? ça doit être l'effet du jeune ? non peut être l'effet de la bière ? les deux ? Ok je repose le problème :



Ou sommes nous ? : en tout cas pas dans la Modernité, même pas dans la Renaissance, IBN RUSHD (Averroes) a tout annoncé : les deux vérités, leur différence, leur caractère inconciliable ? et alors ? c'est l'Église romaine qui traque les prêtres qui appliquent cette philosophie, Quid de l'espace arabo-musulman : Nada, rien de rien, non attendez ce n'est pas rien de rien c'est la stagnation, le repli, on se fige ...



Averroes a annoncé Hume, Bacon, Descartes, Spinoza... puis la série Kant, Hegel, Marx, Nietsche...Heidegger, Sartre,Deleuze, Foucault.......

et Nous ? devrons nous avoir notre Descartes , notre Spinoza ....



devrons nous avoir une autre Modernité , une Modernité Alternative, une Modernité avec une autre dialectique philosophique peut être avec une autre universalité ?

ou tout simplement nous nous projetterons dans le Présent sans dialectique, sans philosophie (peut être ce que nous vivons actuellement ....)



un début de réponse peut être ? C'est de l'angélisme d'égrener ce chapelet de philosophes ? c'est de l'angélisme de dire que ce chapelet de philosophes a été un long fleuve tranquille complètement déconnecté de sa réalité : et quelle réalité : renaissance, ébullition, naissance du capitalisme, révolutions, montée de la bourgeoisie, guerres ;

oh que j'adore ces guerres et la vitalité des nations qui les livrent; vous me comprenez : ce sont ces guerres européennes, des guerres fratricides si vous êtes sensibles mais des guerres salvatrices, des guerres fondatrices de valeurs...



Quid de nos contrées ! Aie ! un mal de tête me prend ! ce n'est pas les philosophes qu'on a loupé durant ces siècles , c'est la dialectique des choses , la philosophie ne fait pas marche arrière et regarde très peu derrière elle ? j'ai l'impression que nous sommes tel un élève en maternelle dans un groupe d'étudiants qui se demandent s'ils préparent une thèse ou ils foutent le feu à la fac;

la philosophie est morte, morte de vieillesse , elle ira se faire dévorer quelque part mais il semble qu'elle n'a pas du tout habité chez Nous, chez Nous elle est incognito voire persona non grata de surcroit, jugée par contumace...

si t'est pris en flagrant délit (ou flagrant du lit) avec la philosophie, t'as à craindre pour ta peau (minal mouhit ila al khalij)




après ? merde j'ai le sommeil qui s'approche, merde Morphée lâche moi les couilles, casse toi, tiens fumes , bouges de là...

ça bouge dans mes méninges, ça dérouille, t'es qui ? Karl Marx, nique ta mère !, qui encore , Léo oui approche , qu'est ce que tu dis , rien de rien : vas y je te laisse finir
...

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons Tout
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

Nous aurons tout

Dans dix mille ans

pfff qu'il est chiant ce Léo, lui il a de la thune dans la Modernité, il peut foutre tout en l'air , Moi, Nous : ben crève

allez sommeil ! antichambre de la mort ! je suis à toi....(pas de branlette ce soir)

mardi 25 août 2009

Alim Qasimov : 4 الموسيقى الروحانية جزء

Alim Qasimov : le deuxième extrait sur le lecteur à votre droite est à lui (full version) (après un court extrait de Shahram Nazeri)

Il y a quelques semaines on a programmé à la Salle Pleyel dans la ville des lumières Alim Qasimov (accompagné de Ferghana Qasimova) et Shahram Nazeri : je pensai comme un débile qu'ils allaient "duetter" ! Je fantasmai, les Monuments se tiennent toujous à distance :-)

PS: Alim Qasimov a chanté à Tunis en 2007 (Ramadan, Nejma Ezzahra, Festival Musiqat)








L’art du mugam (ou mugham) d’Azerbaïdjan se rattache aux traditions musicales allant du Caucase à l’Iran. Historiquement (XIIIè, XIVè siècle), les racines de ces modes sont similaires, même si au fil du temps les mêmes noms ont pu recouvrir des réalités locales différentes. L’Azerbaïdjan a su conserver ses formes classiques tout en permettant l’inévitable évolution d’un art dont la rapidité des rythmes est caractéristique du pays. C’est dans les toy (fêtes de mariage) et grâce au mécénat de lettrés que cette musique savante traditionnelle a pu se perpétuer. Après des décennies d’occupation soviétique, on assiste aujourd’hui à un renouveau du mugam, dont la pratique n’avait jamais disparu, et à une redécouverte des modes les plus anciens. Le mugam a été classé « chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » par l’UNESCO.


Alim Qasimov, né en 1957 dans une famille de paysans, apprend d’abord le chant par lui-même. Il a 21 ans lorsqu’il intègre l’école de musique de Bakou et découvre le mugam. Bien vite, il est déclaré « meilleur chanteur de sa génération » et excelle dans cet art qui emprunte aux bardes certains éléments mélodiques et rythmiques, et exige un grand art de l’improvisation. La perestroïka permet à Alim Qasimov de se produire à l’étranger, accompagné d’une vièle kamantché, d’un luth tar et jouant lui-même du bendir (tambour sur cadre). L’UNESCO lui a attribué le prix du Conseil international de la musique, en 1999.

sur son dernier album LOVE'S DEEP OCEAN

Le chanteur Alim Qasimov est sans doute au mugham d'Azerbaïdjan (un équivalent du maqam arabe) ce que Nusrat Fateh Ali Khan fut au qawwali pakistanais : une véritable incarnation. Il faut entendre, en effet les envolées lyriques de cet interprète, qui plane parfois dans des aigus impressionnants, avec la grâce d'une voix de muezzin appelant à la prière ! Une voix qui ressemble à un cri, des compositions qui s'emballent souvent sous la poussée des instrumentistes qui l'accompagnent (luth, vièle, percussions), et même sa propre fille qui le seconde dans un "Iraq Täsnifi" presque rock 'n' roll ! Entre musique savante et improvisation totale, cet exercice musical se situe au confluent des influences arabes, perses ou turques... Joli programme.





الموسيقى الروحانية جزء 3 : الطريقة المولوية بقنية-




Entretemps, j'ai approfondi mes connaissances sur Jalal Eddine Rumi et je tombe sur sur le site Internet de la confrérie de Konya en Turquie , sur ce site il y un lecteur de musique avec des pistes "terribles"...( les ZIKR sont de la pure extase, âmes sensibles s'abstenir); bien sur je consacrerai un post aux derviches tourneurs et toutes les propositions sont les bienvenues...


الموسيقى الروحانية جزء 2 : شهرام ناظري -2-


me revoilà ! voila une courte biographie de Shahram Nazeriainsi que les pochettes de 4 de ses albums
Le chant persan traditionnel est une pure émotion. Une émotion sublimée par les arabesques enivrantes d’une voix soutenue par les rythmes orageux du daf et les mélodies du setar. Shahram Nazeri est l’un des plus grands maîtres iraniens du chant persan traditionnel et l’incarnation de la modernité au sein de la tradition savante persane. "Le rossignol persan" est né en 1949 à Kermânshâh, petite ville du Kurdistan iranien (ouest du pays) dominée par le soufisme et les derviches tourneurs. Son père chanteur l’initie très tôt (à 8 ans) aux récitations des poèmes du grand maître soufi Djalâl-Dîn Rûmî lors de cérémonies de semaa. Il étudie ensuite le répertoire (radif) de la musique iranienne auprès des grands maîtres . Petit à petit, il devient, l'un des chanteurs classiques les plus connus en Iran. Parti se perfectionner à l’Ecole Supérieure de Musique de Téhéran, il décroche en 1975 le premier prix de chant au plus prestigieux concours de musiques traditionnelles du pays. Sa carrière internationale est lancée, il fait le tour des festivals pour présenter ses compositions soufies et après avoir constitué une discographie fournie dans son pays, les premiers disques de Shahram Nazeri sortent à l’étranger. Le monde découvre alors un artiste résolument moderne et sans concessions et un grand maître qui représente la perfection et la beauté d’une culture iranienne encore méconnue. La voix chaude et profonde de Shahram Nazeri, aux accents parfois déchirants, chante, à travers les textes des grands poètes mystiques tels que Rûmi, Hafez ou Saadi, la quête de l'homme vers le Divin et sa soif inextinguible d'Amour et de Lumière.




deux poèmes en anglais de Jalal Eddine Rumi


jeudi 20 août 2009

الموسيقى الروحانية جزء 1 : شهرام ناظري -1-



Qui a mis en musique les paroles mystiques de Jalal-Eddine Al-Rumi ?


Shahram Nazeri : un géant du chant soufi et mystique

Une voix très forte qui vient des montagnes du Kurdistan et se marie aux mélodies persanes

Une transcendance !

voila son lien My space http://www.myspace.com/shahramnazeri; ou il y aun très bel extrait "La passion de Roumi"

Dans les prochains posts je vous promets Alim Qasimov, Cheikh Hamza Al-Shakkur, Munadjat Yulchieva, Cheikh Lo, Asif Ali Khan, Dastam group, Rahat Ali Khan, le GRAND Nusrat Ali Khan, Ferghana Qasimov, Cheikh Al-Tuni, Abida Parveen, et d'autres chanteurs de derrière les montagnes et d'au delà des déserts...

pour finir, la majorité de ces maitres ont chanté en hommage à Nusrat Ali Khan après sa mort : c'est dire à quel point la transcendance est universelle. J'essaierai de mettre des extraits de cet album...Ils chantent presque tous l'Amour

mercredi 19 août 2009

ADSL المال والهلال: مقاربة تاريخية في نشأة الاسلام خارج نظرية ال






L'analyse historique du fait islamique devient une URGENCE INCONTOURNABLE...

Longtemps marquée par l'angélisme et les mièvreries, elle a été remodelée et parcellaire...

Ce qu'on nous a appris n'a été qu'une vision idéologique à peine crédible qu'on penserait que les premiers musulmans vivaient dans un monde aseptisé dans une quiétude de paix sociale sans intérêts économiques. Il ne leurs manquaient que des auréoles...

L'Histoire est autre chose...

Loin de brusquer des croyances ou de diaboliser une religion, cette relecture critique et objective est la clef d'une compréhension de Soi et de son Histoire; Qu'on soit croyant, athée, agnostique, on ne peut s'affranchir de son IDENTITE arabo-musulmane; comprendre c'est appréhender pour mieux dépasser...

je crois (je me pose la question si) qu'aucun PROJET civil d'une société Post-Moderne ne puisse s'affranchir d'une HISTOIRE, et cette histoire est en grande partie l'Histoire d'un FAIT RELIGIEUX...

Aussi Voltairien que je le puisse être, je trouve que LIRE, TRANSMETTRE afin d'ECLAIRER est plus pertinent que PROVOQUER, même si le travail de retenue m'est très pénible par moments,

Il y a une dialectique qui fait l'HISTOIRE, et non des PERSONNES à elle seules...

Attaquer l'ANGELISME HISTORIQUE c'est sécher une source intarissable à l'IDEOLOGIE paresseuse qui nous gangrène,

Alors j'ai lu pour vous un livre de grande valeur écrit par Chaker Al-Nabulsi

Une étude bien documentée sur la dynamique économique existante à la Mecque avant l'apparition de l'Islam mais également sur les facteurs favorisants l'éclosion de la nouvelle religion sans oublier les obstacles économiques rencontrées

Je publie ici l'introduction, le sommaire ainsi que la couverture.


l'introduction


le sommaire